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madame montalban - assistante de direction - la frégate Transport

Jeudi 10 février dernier s’est déroulée notre première session des ateliers de l’AISMT concernant les conduites addictives au travail. Durant cette journée, riche en échanges et en témoignages, nous avons pu interviewer l’adjointe à la direction de la société La Frégate, Madame Montalban.


Focus entreprise 

 

Spécialisée dans le transport de poissons vivants  à l’international depuis 1998, l’entreprise s’est dotée d’une flotte de camions et de chauffeurs qui parcourent les quatre coins de l’Europe.

 


 

"Grâce à ce premier atelier, j’ai récupéré la documentation qui va nous permettre de faire de la prévention collective"

Qui êtes-vous et quel est votre rôle au sein de La Frégate ?

Je suis Madame Montalban, adjointe à la direction, je m’occupe notamment de tout l’administratif pour notre société à savoir la comptabilité, les ressources humaines etc… Je fais le lien également avec l’AISMT et nos chauffeurs quant aux visites médicales d’embauche et tout type de suivi des salariés.

Pourquoi participez-vous à l’atelier de l’AISMT sur la thématique des addictions ?

Dans notre entreprise, en plus de la direction, il y a deux apprentis, moi-même et sept conducteurs salariés en dehors des périodes saisonnières. Ils parcourent de longues distances sur les routes et en traversées maritimes, seuls dans leur camion. Bien que cette solitude soit propre au métier de conducteur à l’international, nous supposons qu’elle peut peser, à long terme, sur le moral de certains.

Dans les faits, nous avons eu ouïs, par bruit de couloir, que certains de nos conducteurs recherchent du réconfort dans l’alcool et les substances illicites pendant les missions de transport.

Cette nouvelle a été la sonnette d’alarme pour notre direction. Nous avions déjà été confrontés à un problème de dépendance en 2015 qui avait provoqué le décès d’un conducteur routier, testé positif au cannabis. Il s’agissait, à l’époque, d’un cas isolé. Le médecin du travail de l’AISMT était intervenu dans l’entreprise. A l’époque, nous n’avions pas pris conscience que le phénomène pourrait se reproduire chez certains conducteurs.

Il est aujourd’hui important, pour nous, d’apprendre à aborder cette problématique. Notre objectif est de les aider à prendre conscience du problème. Ce serait un premier pas vers la guérison.

Pourquoi ne pas avoir abordé le sujet des addictions plus tôt ?

Il est très délicat d’en discuter, d’aborder ces sujets tabous, sachant que les salariés concernés ne feront pas la démarche de présenter leur problème à la direction, puisqu’ils n’ont certainement pas conscience de la situation dévastatrice dans laquelle ils se situent. Les seuls retours que nous avons sont ceux des collègues qui s’inquiètent ou qui ne comprennent pas les humeurs changeantes du ou des collègue(s).

Quelles sont vos attentes vis-à-vis de l’atelier des conduites addictives ?

L’atelier m’a permis de prendre connaissance de la dépendance à la consommation d’alcool ou encore aux substances illicites et médicamenteuses. D’être au fait des réglementations et d’avoir les bons gestes pour approcher les salariés concernés par la dépendance.

Je ne savais pas, par exemple, qu’interdire toute consommation à une personne dépendante à l’alcool peut le tuer littéralement. Je connais, désormais, le nom de certaines substances illicites, je sais faire le lien avec les effets recherchés par les consommateurs ou encore les conséquences physiques ou psychiques qu’elles provoquent sur leur comportement. C’est intéressant d’avoir ce retour d’expérience de la part des psychologues.

L’expertise des intervenants m’a permis également de comprendre le contexte de certaines détresses, pourquoi se mettent-ils dans cet état, qu’est-ce que l’alcool ou les drogues procurent aux consommateurs. Un moyen pour moi d’avoir une approche plus empathique avec les salariés.

Enfin grâce à l’atelier j’ai pu repartir avec certains outils règlementaires me permettant de mettre en place des plans d’actions concernant les risques aux addictions pendant les heures de travail.

Comment percevez-vous l’accompagnement de l’AISMT ?

Au fil des années, nous prenons conscience de l’importance de la prévention en santé et sécurité au travail pour nos salariés. Le métier de conducteur de marchandises est indéniablement un métier à risque, physique comme psychologique. Nous devons les prévenir et agir pour leur bien-être.

De plus, grâce à ce premier atelier, j’ai récupéré la documentation qui va nous permettre de faire de la prévention collective. J’espère qu’avec ce premier niveau de sensibilisation nous pourrons créer un effet boule de neige au sein de l’entreprise. Par exemple, que certains salariés non dépendants puissent devenir porte-parole auprès de leurs collègues concernés.

 

 

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