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Témoignage Madame G. atteinte d’une maladie chronique évolutive (MCE) toujours en activité professionnelle grâce à l’action du service de prévention et de santé au travail en Maintien En Emploi

Madame G. est employée à un poste administratif dans une banque depuis 16 ans. Il y a 10 ans environ, les médecins lui détectent une Maladie Chronique Evolutive. Elle doit pratiquer des soins réguliers qui la contraignent à se mettre en arrêt de travail 3 mois par an, au minimum. Du fait de ses absences à répétition, son employeur est au courant de sa pathologie. Malgré tout, elle décide de continuer à travailler sans se ménager pendant des années.

C’est lorsqu’une seconde pathologie apparaît, qu’elle décide d’entamer des démarches pour maintenir son emploi.

 

Voici son témoignage


 

"Le médecin du travail de l’AISMT a orienté ensuite mon employeur vers CAP EMPLOI pour mettre en action ses préconisations"

Lorsque les médecins m’ont découvert ma seconde Maladie Chronique Evolutive, je m’inquiétais vraiment pour mon avenir professionnel et ma place au sein de mon entreprise. Surtout qu’à 40 ans, je peux tout à fait évoluer à mon poste de travail.

C’est mon médecin spécialiste, très au fait des réglementations, qui m’a conseillé et accompagné dans le montage d’un dossier auprès de la MDPH*. A cette époque, j’étais totalement dans le déni et je ne pensais pas être légitime à une Reconnaissance de Travailleur Handicapé. Pour moi, les travailleurs handicapés, comme pour beaucoup d’ailleurs, sont ceux qui sont lourdement handicapés physiquement. Les Maladies Chroniques Evolutives sont tout aussi handicapantes, sauf qu’elles sont invisibles.

En 2014, à ma grande surprise, j’ai finalement reçu la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). J’étais soulagée d’une certaine manière et cela m’a motivé à parler ouvertement de ma pathologie avec mon employeur et surtout de lever tous les tabous sur la maladie. Très honnêtement, j’ai mis du temps à parler ouvertement de la maladie à mon employeur. Pour vous donner un ordre d’idée, je suis reconnue RQTH depuis 2014 et j’ai rencontré le Service de Prévention et de Santé au Travail qu’en 2020. C’est vraiment cette médecin spécialiste qui m’a poussée à trouver des solutions pour éviter d’être reconnue « inapte » professionnellement.

 

Comment le médecin du travail de l’AISMT vous a-t-elle accompagnée ?

Après avoir discuté avec mon employeur d’un possible aménagement de poste, il a contacté le service de Prévention et de Santé au Travail pour organiser une rencontre avec le Médecin du Travail.

J’ai été accompagnée par le Dr. Sellier, avec qui, nous avons fait le bilan sur ma MCE et sur les arrêts de travail à répétition que je subissais pour me soigner. Elle m’a permis de prendre conscience de l’importance d’être accompagnée par le service pour maintenir mon poste de travail et surtout réduire les arrêts à répétition qui portent préjudice à mon employeur, mettent en péril mon avenir professionnel au sein de l’entreprise, mais aussi mes cotisations pour la retraite.

Le Dr. Sellier a préconisé rapidement à mon employeur de mettre en place un aménagement de poste grâce à un équipement ergonomique adapté à ma pathologie. Elle a également préconisé la mise en place du télétravail lorsque mon état de santé ne me permet pas de me déplacer jusqu’au bureau. Le médecin du travail de l’AISMT a orienté ensuite mon employeur vers CAP EMPLOI pour mettre en action ses préconisations.

Ensuite, très rapidement, CAP EMPLOI a pris en main mon dossier et m’a fait rencontrer des fournisseurs pour tester des équipements adaptés à ma situation individuelle, à savoir :

  • Un siège ergonomique,
  • Un bureau assis/debout,
  • Un bras pour déplacer mon ordinateur selon ma position,
  • Une souris dites anti-fatigue.

Une fois le matériel approuvé, CAP EMPLOI a monté un dossier auprès de mon employeur avec le devis de l’équipement à acheter et un plan de financement qui lui permettrait de recevoir des subventions de l’AGEFIGH.

 

Que pensez-vous de cet accompagnement par le Service de Prévention et de Santé au travail ainsi que par ses partenaires ?

Mon aménagement de poste est en place depuis environ 3 mois. Je vois déjà une nette différence et j’en suis ravie. Je me sens plus efficace, dynamique et surtout moins fatiguée à la fin de la journée. Qui plus est, quand parfois je remplace des collègues absents, je me rends bien compte que le matériel standard n’est pas du tout adapté à ma pathologie.

Aussi, je suis ravie de l’accompagnement par le Dr. Sellier, qui m’a permis de prendre conscience de l’importance de me maintenir en activité professionnelle pour ma santé, mais également de l’importance pour mon employeur de ne pas perdre un élément comme moi avec de l’expérience, une connaissance approfondie de l’entreprise et du poste de travail.

Au final, je pense que tout cet aménagement va me permettre de pouvoir maintenir mon poste dans le temps sans devoir passer par la case « inaptitude ».

 

Que pensez-vous de manière générale du Maintien en Emploi ?

De mon expérience personnelle, les moments où j’ai été hospitalisée, nous nous retrouvions par groupes de 10/12 personnes avec la même pathologie. Sur l’ensemble des malades, nous étions seulement 2 ou 3 à être encore en activité. La plupart ne pouvaient pas travailler du fait du type de métier plus physique qu’ils pratiquaient ou des employeurs qui fermaient les yeux sur les solutions d’aménagement. Qu’on se le dise cela demande du temps et de l’argent. Comme tout salarié, je pense que les employeurs ne sont pas au fait des accompagnements et des subventions qu’ils peuvent obtenir avec le Service de Prévention et de santé au Travail et de CAP EMPLOI.

Pour conclure, je pense que les médecins qui accompagnent des personnes atteintes par une MCE doivent devenir porte-parole et prescripteur du maintien en emploi. Sans cette médecin spécialiste, je n’aurais jamais su qu’il existait des solutions d’aménagement de poste de travail avec le Service de Prévention et de Santé au Travail.

 

* Maison Départementale des Personnes Handicapées

 

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Le 22 mars dernier a eu lieu l’atelier de prévention de l’AISMT dédié aux thématiques « sport, sommeil, nutrition et santé au travail ». Durant cette matinée, riche en échange de la part des participants, nous avons pu interviewer l’Assistante de direction de l’entreprise Bayer, Madame Coste.

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